Chien de recherche et de sauvetage - lebergerallemand.fr

Cet article n'est malheureusement plus d'actualité, le site ayant fermé ses portes en 2010:
"En août 2010, douze après la construction d’un site « unique en France », le président fondateur de l’association Secouristes maîtres-chiens de catastrophes France n’a eu d’autre choix, « sans raison valable », que de fermer le livre d’une « merveilleuse » aventure humaine et canine."

 

Au milieu de la campagne lorraine, à Sailly-Achâtel (Moselle), un champ de ruines où s'entassent carcasses de voitures, gravats et mobilier en tout genre sert de terrain d'entraînement aux chiens de sauvetage, qui interviennent après les tremblements de terre.

chien de sauvetageLe site, unique en France, s'étend sur 1,5 hectare, où près de trois cents chiens ont déjà été formés depuis dix ans, affirme Guy Henry, le président de l'Association secouristes maîtres-chiens catastrophes.
« Ça n'est pas une décharge, c'est un plateau technique », explique le bénévole, qui a investi le site il y a une dizaine d'années, soucieux de reproduire « un terrain qui reflète le mieux la réalité après un séisme ».
Le décor de chaos, qui peut accueillir une centaine de figurants jouant les victimes, recèle des recoins, des caches parfois enfumées ou inondées. Il est régulièrement alimenté par des déchets apportés par des donateurs.
Après environ dix-huit mois de formation, assurée par la quinzaine de bénévoles de l'association, les chiens sont envoyés sur les lieux des catastrophes : à Taïwan en 1999, en Inde en 2001, en Algérie en 2003 ou en Thaïlande, après le tsunami, en décembre 2004.

Par tous les temps

« Le chien recherche les effluves que le corps humain dégage. C'est un bouquet d'odeurs : la sueur, l'adrénaline dégagée », précise le maître-chien, qui forme principalement des bergers allemands, malinois et rottweilers, mâles et femelles. « Ils détectent les personnes conscientes et inconscientes, mais uniquement vivantes. »
« Le chien doit avoir un esprit d'initiative, savoir se dégager de situations et faire face à la fatigue », souligne-t-il, alors que la sélection pour former les chiens est réputée draconienne : « Sur 25 candidats, on en retient un ou deux », poursuit Guy Henry. « On privilégie la qualité : il faut avoir un certain état d'esprit, notamment celui d'équipe. »
L'entraînement, quasi quotidien, passe par des parcours du combattant et l'apprentissage d'une discipline « paramilitaire », selon le président de l'association. Des mises en situation régulières sur le champ de gravats, par tous les temps, de jour comme de nuit, complètent la formation.
A l'instar du Corps mondial de secours il y a deux semaines, diverses organisations - souvent étrangères - viennent en outre s'entraîner sur le terrain avec leurs propres chiens. « On reçoit environ 700 personnes par an », confirme le président de l'association, qui vient d'obtenir l'agrément de la Sécurité civile.

Guy Henry, le président de l'Association secouristes maîtres-chiens catastrophes, travaille avec Dragon, son berger allemand de 10 mois.


CHIEN DE CATASTROPHECHIEN DE CATASTROPHE

 

Les chiens de catastrophes ne cessent de nous étonner.
Tous les pays font appel à eux dès qu'un cataclysme les frappe.

 

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