L'accueil d'un chien dans son foyer est avant tout un acte réfléchi et anticipé - lebergerallemand.fr
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chiot berger allemand

 

Avant de se lancer dans une adoption, en particulier si c'est la première fois qu'un animal doit intégrer le foyer, il faut s'assurer que toutes les conditions préalables sont réunies pour que cette relation soit une réussite, pour le propriétaire comme pour l'animal. Il convient pour cela de répondre à quelques questions simples.

Un chien a-t-il sa place dans mon foyer ?

En premier lieu, il est préférable que l'envie d'adopter un chien soit partagée par tous et que la présence de l'animal ne devienne pas une cause de discorde !
La santé des membres de la famille peut également être une contre-indication à une adoption : bien que plus rares, les allergies au poil de chien (ou plus exactement à la salive qu'il y dépose en se léchant) sont possibles et pour les formes sévères, interdisent de posséder un chien. Dans certains cas, le choix d'une race moins allergisante est une solution satisfaisante.
La présence d'enfants en bas âge dans la cellule familiale doit également amener à s'interroger sur la pertinence d'une adoption ; si la relation chien-enfant peut être épanouissante pour ce dernier, elle n'est pas toujours facile à gérer : les chiens ont souvent tendance à se considérer comme dominant avec les petits enfants et ceux-ci n'étant pas toujours doux et/ou tendre avec les animaux, cela peut constituer un risque d'agression. La règle est donc de ne jamais laisser des enfants en bas âge seuls avec le chien ce qui nécessite une vigilance une disponibilité importante que tous les parents n'ont pas.

Est-ce que mon logement et mon lieu de vie sont adaptés pour accueillir un chien ?

Sauf cas exceptionnel, le logement et son environnement n'interdisent pas catégoriquement l'adoption d'un chien, mais ils pourront avoir une influence lors du choix de celui-ci : ainsi, un studio ne peut convenir qu'à certains types de chiens, un logement, même spacieux, situé dans une grande agglomération ne sera pas adapté pour des chiens qui ont besoin de faire de grandes promenades quotidiennes, sauf à avoir le temps de l'emmener chaque jour à un endroit approprié pour qu'il se défoule.

Suis-je suffisamment disponible pour m'occuper d'un chien et suis-je prêt à assumer les contraintes que cela représente ?

La disponibilité est certainement le critère le plus important à prendre en considération avant d'adopter un chien. Si personne dans le foyer ne semble en mesure de préserver assez de temps pour remplir les obligations minimales, il est alors préférable de renoncer.
Par exemple, lorsque toutes les personnes du foyer ont une profession qui implique de très longues journées de travail, acquérir un chien qui passera le plus clair de son temps seul, à s'ennuyer ne semble pas un choix judicieux (avoir plusieurs animaux qui se tiennent compagnie peut toutefois permettre de contourner le problème) ; de même, un travail qui implique des déplacements fréquents est peu compatible avec la possession d'un chien, si personne d'autre dans le foyer ne peut vous suppléer pendant vos absences.
Comme pour le lieu de vie, le choix du chien peut avoir une influence sur la disponibilité indispensable, les soins et l'entretien pouvant être assez différents en fonction du type de chien : animal ayant un gros besoin d'activité ou au contraire sédentaire, chien à poil ras nécessitant peu d'entretien ou chien à poil long qu'il faut brosser quasi-quotidiennement, etc.

 

Offrir un chien : attention au cadeau empoisonné !

Un chien ou un chiot peut-être un magnifique cadeau... à condition que la personne qui le reçoit en ait envie ! Dans le cas contraire, l'échec est presque assuré et l'animal risque fort de se retrouver dans un refuge à attendre un nouveau maître. 
En plus de réaliser une enquête subtile et discrète pour savoir si un tel cadeau plaira à coup sûr, il est également vivement conseillé d'essayer de prévoir si la personne à qui on offre cet animal aura la capacité de s'en occuper ensuite. Il convient également d'essayer de déterminer quel type de chien lui conviendra le mieux.
Dans tous les cas, il ne faut pas transposer à autrui son propre désir ou son propre plaisir d'avoir un chien : ce n'est pas parce-qu'on aime les chiens et qu'on est ou serait heureux d'avoir un tel compagnon, que ce sentiment est partagé par tous !

 

Il faut également avoir à l'esprit les contraintes que peut représenter ce compagnon canin dans certaines situations. Ainsi, il réduit parfois la liberté d'action et de déplacement et peut parfois obliger à des sacrifices : par exemple, la préparation des vacances peut devenir un casse-tête, que ce soit pour le transport (train, avion) et l'accueil du chien (hôtels, campings), plus particulièrement si il est de grande taille ; en outre, emmener son chien vers certaines destinations est inenvisageable, parfois interdit par la loi de certains pays, voire dangereux pour lui (inadaptation au climat, risques de maladies exotiques) et il faut alors avoir des solutions pour le faire garder. De même, il peut parfois se révéler impossible de partir en week-end de manière impromptue, parce-que le chien n'est pas le bienvenu au lieu de destination et qu'il n'y a personne de disponible pour assurer sa garde.
En anticipant ces éventuels problèmes, des solutions existent presque toujours, mais si on est très attaché à sa liberté de mouvements et/ou qu'on n'est pas prêt à accepter de revoir son organisation, il convient là encore de se demander avant l'adoption si celle-ci est judicieuse.

berger allemand poils longsAi-je la motivation et la patience pour m'occuper d'un chien ?

La plupart des propriétaires de chiens rencontrent par moment des baisses de motivation lorsqu'ils doivent s'occuper de leur animal : arrêter une activité parce-que c'est l'heure de lui donner à manger ou parce qu'il demande à sortir, l'emmener faire sa promenade quotidienne, alors qu'il fait un temps... de chien ! Si on n'est déjà pas sûr de sa motivation avant l'adoption, la prise en charge quotidienne risque de devenir rapidement une corvée de moins en moins bien supportée et dont le chien subira souvent les conséquences (promenades express, irritabilité envers l'animal, etc.).
En plus de la motivation, une certaine dose de patience est souvent utile pour bien vivre avec son chien : c'est particulièrement vrai, pendant la période d'éducation, si l'animal adopté est un chiot, mais cela peut également être nécessaire avec un chien adulte. Celui-ci peut ne pas toujours agir comme on le souhaiterait, soit parce qu'il n'a pas été parfaitement éduqué, soit parce qu'il ne comprend pas ce qu'on attend de lui et/ou parce-que l'instinct est parfois plus fort que l'interdit (chiens fugueurs par exemple). Tout en se montrant ferme, il convient alors de savoir prendre sur soi, l'énervement n'ayant quant à lui que des effets négatifs.

Est-ce que mes moyens financiers me permettront d'entretenir correctement mon chien ?

En premier lieu, rien n'oblige à acquérir un chien hors de prix et, pour qui veut adopter mais a des moyens modestes, il est toujours possible de trouver des personnes prêtes à céder un animal gracieusement. En revanche, il faut bien prévoir que, après quelques investissements matériels initiaux généralement limités, le bon entretien du chien implique des dépenses régulières inévitables.
L'alimentation est le premier poste de ces dépenses ; pour une alimentation de qualité égale, elles varient de manière significative en fonction de la taille du chien. Pour les chiens n'ayant pas de problèmes particuliers, il est possible de trouver des aliments industriels de qualité satisfaisante à des prix très raisonnables, en particulier s'il s'agit de croquettes. Pour des situations particulières, nécessitant une alimentation spécifique, le coût de l'alimentation peut en revanche s'envoler.

Certains soins récurrents, incontournables chez un chien bien entretenu, ont également un coût à prendre en considération :
- les traitements contre les parasites externes (puces, tiques) et les parasites internes (vers), doivent être réalisés plusieurs fois par an et pour les chiens exposés et sensibles, très fréquemment. Ainsi, les traitements antipuces doivent être administrés tous les mois pendant la période à risque, voire plus souvent pour les chiens allergiques aux piqûres de puces ; dans certaines régions, les chiens de chasse doivent être traités contre les tiques quasiment avant chaque sortie ;
- une consultation chez le vétérinaire pour un bilan de santé annuel, et qui sera également l'occasion de la visite vaccinale est également à prévoir une fois par an pour les chiens en bonne santé ;
- des visites régulières chez le toiletteur peuvent également être nécessaires pour les chiens de certaines races qui nécessitent un toilettage délicat.
En plus de ces dépenses systématiques régulières, des dépenses plus ponctuelles, parfois importantes peuvent également survenir : pour emmener son chien en vacances en avion ou en train ou le confier à une pension, en cas de maladie ou d'accident, etc. Concernant la santé du chien, l'intérêt de souscrire une assurance est à examiner.
Si le coût d'entretien du chien a une importance pour décider ou non d'adopter un chien, ce critère est rarement rédhibitoire pour des personnes aux ressources limitées, mais qui ont un désir très fort d'avoir un compagnon canin : elles n'hésitent en effet pas à faire des sacrifices personnels pour assurer le bien être de leur compagnon.


Cet inventaire préalable doit permettre de s'assurer qu'on est en mesure d'assumer l'adoption d'un chien. Si la réponse est négative, il est évidemment préférable de s'en rendre compte avant l'acquisition, plutôt qu'après car cela conduit souvent à un abandon.
Les réponses à ces questions sont toutefois à nuancer car le choix du chien a souvent une influence : un chien de grande taille nécessite plus de place et son alimentation représente un investissement significativement plus important que pour un chien de petite taille ; un chien très actif, a besoin de plus d'exercice qu'un chien calme et le propriétaire du premier devra donc être plus disponible.
Le choix du chien (race, chiot ou adulte, mâle ou femelle), qui constitue l'étape suivante du processus d'adoption ne doit pas être fait à la légère.

 

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