Maltraitance animale, elle avait laissé mourir le chien pendant la séparation de son couple - lebergerallemand.fr

Maltraitance animale, elle avait laissé mourir le chien pendant la séparation de son couple

Muselé, le corps rachitique, criblé de puces… C’est un cas de maltraitance extrême qu’a eu à juger le tribunal d’Avesnes-sur-Helpe. Abandonné par sa propriétaire qui avait quitté les lieux, un berger allemand a été retrouvé mort à Recquignies en janvier. Le corps de l’animal, en état de décomposition, se trouvait dans le même appartement depuis plus de trois semaines.

Le 11 janvier, la police intervient dans un appartement à Recquignies dont la porte d’entrée a été forcée. À l’intérieur de l’appartement, ils découvrent un berger allemand mort. L’animal est rachitique et porte une muselière. Autour de lui, ni gamelle d’eau, ni croquette. Des excréments.

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Silhouette longiligne, E., une jeune femme, s’avance à la barre. Tente une explication. S’exonère. « J’étais en séparation avec mon conjoint. Ce chien lui appartenait. Il m’a promis qu’il reviendrait le chercher. » Ce 28 décembre, E. retourne chez ses parents, laissant le chien seul dans le logement. Sans muselière, affirme-t-elle. « Qui s’amuserait à mettre une muselière à votre chien ? », l’interroge la présidente Céline Mietka.

Au cours de l’audience, on apprendra que son ex-compagnon est SDF à Paris. « Le chien était à votre garde, madame », ajoute la présidente. Âgée de 24 ans, E. a un casier vierge et jure avoir laissé de la nourriture. Les gendarmes n’en ont pas trouvé trace. Me Jean-Benoît Moreau, qui représente la Société protectrice des animaux de Maubeuge se dit « circonspect face aux déclarations » de la prévenue. D’autant que la SPA, à la suite d’un appel anonyme, s’était déjà présentée au domicile, le 18 décembre.
« À cette époque, l’animal présentait déjà des problèmes de peau, était criblé de piqûres de puces et n’avait plus de poil au museau. (…) J’imagine cet animal muselé, sans la possibilité de se nourrir pendant trois semaines, agonisant de jour en jour ». Pour le ministère public, « il incombait à madame de s’assurer que le chien était en bonne santé ».

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a condamné E. à 105 heures de travaux d’intérêt général à accomplir dans un délai de 18 mois, sinon une peine de deux ans ferme s’appliquera automatiquement. Elle devra verser 150 euros à la SPA ainsi que 400 euros de frais de procédure. Le tribunal lui interdit de détenir un animal.

Source lavoixdunord.fr

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- 27 juin 2017 at 09:59

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