La race de Chien n'explique pas tout - lebergerallemand.fr
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Son pedigree n'est pas tout, le chien est un être vivant et unique, sensible, qui a des émotions, une histoire, un passé, un caractère propre.

bébé berger allemand baby puppy chiotFaçonnés par leurs gênes tout autant que par les expériences vécues, on sait que les événements de la vie modifient les comportements, même chez des individus de même type.
L'exemple le plus parlant est celui du chien de race qui est différent de tous les précédents. C'est déstabilisant pour les propriétaires qui ont eu plusieurs chiens de cette même race, ou de l'élevage ou du refuge qu'ils connaissent depuis toujours, de se trouver soudain face à une « exception », par comparaison avec ce qu'ils avaient connu jusque là.

Qui de l'inné ou de l'acquis ?

En réalité il s'agit simplement d'une autre individualité, d'un animal qui a son caractère particulier, qui prend l'ascendant sur les traits observés dans la race, généralement.
Par référence, nous pensons que puisque tous les chihuahuas /labradors /saint-bernard que l'on a eus jusqu'à présent étaient faciles à vivre, un « rebelle » qui arriverait dans la famille représenterait une anomalie incompréhensible, donc inquiétante.
L'humain a besoin de se rassurer en identifiant et en catégorisant clairement les éléments, dans un ordre qu'il détermine auparavant. La classification des chiens en différents groupes fait partie de cette logique. Pourtant, il est important de considérer chaque individu comme une entité à part entière, et pas seulement comme un chien de telle ou telle race. Car son patrimoine génétique, s'il est considérablement impliqué dans le comportement, n'est pas le seul responsable de ce que l'animal développe au fil du temps.

Il ne sera pas le même
que son frère, son père
ou son cousin

Tous les apprentissages qu'il aura fait depuis sa naissance l'auront modifié et feront que, à cause de (ou grâce à) ce qu'il aura expérimenté, il ne sera pas le même que son frère, son père ou son cousin. Les situations négatives, douloureuses, voire anxiogènes que le chien pourra avoir vécues laissent des souvenirs qu'il est plus ou moins facile de gommer. Mais il n'y a pas que les traumatismes qui tracent un profil émotionnel particulier : les bonnes expériences aussi, heureusement. Par exemple, si un chien a développé une relation proche avec un chat, il aura moins de mal à accepter un nouveau venu dans la famille que si, au contraire, il n'en avait jamais connu.
Finalement, la leçon à retenir est qu'on ne peut pas savoir à coup sûr vers quoi on s'engage en adoptant un chien. En faisant une bonne analyse initiale et en étant attentif à la réalité éthologique, on limite largement les risques de surprise.

par Laurence Bruder Sergent
http://www.vox-animae.com/

différentes races de chiens