L’affaire suscite une vive émotion en Suisse.

Dans le canton de Berne, Aiko, un berger allemand âgé d’à peine 20 mois, a été tuée dans des circonstances particulièrement violentes. Selon les informations relayées, le jeune chien aurait été frappé à mort à l’aide de chaussures de sécurité, avant que son corps ne soit dissimulé. Ce cas, rendu public grâce à la diffusion de l’affaire et à la mobilisation citoyenne, relance une nouvelle fois le débat sur la prévention de la maltraitance animale et sur l’efficacité des dispositifs de contrôle en Suisse.

Des signalements antérieurs évoqués

Plusieurs éléments indiquent que la détentrice du chien était déjà connue des autorités vétérinaires cantonales. Des signalements concernant sa manière de détenir des animaux auraient été effectués par le passé, et plusieurs chiens auraient été gardés sur de courtes périodes.

Ces informations alimentent aujourd’hui de nombreuses interrogations : pourquoi une intervention plus précoce n’a-t-elle pas permis d’éviter ce drame ? Pour les défenseurs de la cause animale, ce cas illustre les limites du système actuel, notamment lorsqu’il s’agit de détecter et d’empêcher des situations à risque.

Un débat récurrent sur les sanctions et la transparence

Au-delà de l’indignation, l’affaire Aiko met en lumière une problématique plus large : celle des réponses judiciaires et administratives face aux violences infligées aux animaux.

De nombreuses voix dénoncent des sanctions jugées insuffisamment dissuasives, ainsi qu’un manque de transparence dans le suivi des dossiers. Les procédures restent souvent opaques pour les personnes ayant signalé des faits, qui ne disposent que de peu d’informations sur les mesures prises ou sur l’issue des enquêtes.

Une pétition adressée aux autorités fédérales

Dans ce contexte, une pétition a été lancée et adressée notamment au Conseil fédéral, au Bureau fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (BLV), ainsi qu’aux commissions parlementaires compétentes.

Elle demande plusieurs mesures, parmi lesquelles :

  • un durcissement des sanctions pénales en cas de cruauté envers les animaux ;
  • l’instauration de prohibitions durables de détention pour les auteurs de violences ;
  • une obligation de recensement et de justification des euthanasies pratiquées sous responsabilité cantonale ;
  • davantage de transparence dans l’exécution des lois sur la protection animale ;
  • une meilleure collaboration avec les organisations spécialisées.

Pour les initiateurs de la pétition, la mort d’Aiko ne doit pas être considérée comme un simple fait divers. Ils estiment qu’elle révèle un besoin urgent de renforcer les mécanismes de prévention, d’intervention et de contrôle, afin d’éviter que de tels actes ne se reproduisent.

👉 La pétition peut être consultée et signée ici : https://www.openpetition.eu/

Aiko sauvagement battue à mort par son adoptant dans le canton de Berne

Un commentaire

  • Indignée, enragée ! La loi doit être renforcée. Les contrôles, lorsqu il y a suspition de maltraitance, doivent s effectuer avec rigueur, il faut inciter les personnes à informer la police lorsqu il y a violence même seulement présumée. La police devrait avoir un service pour ce genre d'interventions !

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