Premières descriptions

Les premières traces attestées du Berger Allemand remontent au 7ème siècle. Dans le code de lois germaniques la valeur d'un chien de berger était estimé à 1 solidus or, et à 3 solidi or pour un chien de berger qui pouvait tuer un loup.
Au 16ème siècle, le naturaliste suisse Conrad Gessner décrit des chiens de berger qui devaient être blancs afin que les bergers ne les confondent pas avec les loups lorsqu’au crépuscule, ces derniers attaquaient les troupeaux.

 

 origines du berger allemand 

Le Berger allemand, entre chien et loup

Certains auteurs affirment qu’au 10ème siècle des moines de la vallée de Munster auraient accouplé des chiens de berger avec des loups apprivoisés.
Une race nouvelle serait apparue et la sélection en aurait fixé peu à peu les caractéristiques. Mais tout porte à croire qu’il ne s’agissait pas de loups mais de chiens de berger locaux.

En 1901 Richard Strebel auteur de publications cynologiques affirme avoir vu Phylax von Eulau I provoquer la fureur d'une meute de barzoïs, connus pour leurs talents de chasseur de loups, lors d'une exposition canine à Dresde. Il sème alors le doute sur un possible croisement entre loups et bergers allemands, mais cette réaction n’était certainement due qu’à leur ressemblance.
De même Will Judy, dans son Encyclopédie du Chien (1936), rapporte qu’en 1887, Christian Burger de Leonberg croisait des loups avec ses chiens de berger pour en améliorer les performances physiques, mais tout porte à croire qu’il s’agissait d’une expérience isolée, sans influence sur la sélection entreprise ultérieurement. Cette ressemblance du Berger allemand avec le loup ne provient donc pas de croisements récents entre ces deux animaux.

Au 20ème siècle, il était largement admis que le chien (Canis familiaris) descendait des loups et en particulier du loup gris (Canis lupus). Cependant de récentes études japonaises suggèrent que les races de chiens d'aujourd'hui n'ont peut-être pas évolué à partir du loup gris, mais que les chiens et les loups gris partagent un ancêtre commun d'une espèce de loup aujourd'hui disparue, qui existait il y a des milliers d'années. Les conclusions suggèrent que Canis lupus hodophilax est le parent le plus proche des premiers chiens d’Asie de l’Est, et peut-être même de tous les chiens.


chiens de berger

Chiens de berger au 19ème siècle.

 

Premières tentatives d’uniformisation des races bergères allemandes

Dans l’Allemagne du 19ème siècle, aucune race homogène de chien de berger ne se profile de manière précise. On trouve alors plusieurs types régionaux: les bergers de Wurtemberg, de Thuringe, de Souabe, de Bavière ou de la Hesse.

Dans les années 1870, la crise rurale liée à la révolution industrielle entraîne la baisse du nombre de chiens de berger, mais engendre cependant un regard différent sur ces animaux précieux. La disparition progressive des traditions de la campagne crée en effet une mode culturelle de découverte des valeurs rurales qui transforme le chien de berger en chien de compagnie en ville.

D’autre part depuis 1871, l’Allemagne, sous la houlette prussienne de Bismarck, vit à l’heure centralisatrice. Contrairement aux Français qui essayent de sélectionner différents types régionaux de chiens de berger, les Allemands préfèrent créer une race nationale, symbole de la rigueur et de la qualité allemande.
Dès 1877, certains éleveurs font une première sélection à partir de deux types, le Berger de Thuringe, au poil court et gris, avec une ossature moyenne, aux oreilles droites, et dont la rapidité et la vigilance en faisaient un remarquable conducteur de troupeaux, et le Berger de Wurtemberg, grand et solide, au poil sombre et épais, à la tête forte, dont le travail consistait à protéger les troupeaux en montagne. Les produits de ces premières expériences en matière d’élevage sont extrêmement hétérogènes, cependant le succès commercial de ces animaux est notable, certainement à cause de la ressemblance de certains d’entre eux avec les loups.

 

 chien de type berger de thuringe

Chien de type Berger de Thuringe vers 1900.

 

Dès 1878, des éleveurs allemands tentent de se regrouper pour créer un type particulier, et dans son chenil prussien "César et Minka" situé à Zakna, Otto Friedrich élève des chiens de berger qu’il vend dans toute l’Europe, ce qui permit sans doute d’infuser un sang neuf pour la formation de races locales dans les pays frontaliers comme la Belgique.
Le 16 décembre 1891, un groupe de passionnés, dont le capitaine Riechelmann et le comte Von Hahn, fondent le premier club d'éleveurs de bergers allemands, la Phylax Society (du grec "gardien" ou "protecteur"), dans l'objectif de standardiser les chiens de berger locaux.
Possédant déjà des sujets de taille moyenne, à oreilles droites et à queue portée basse, leur préoccupation s’oriente désormais surtout sur l’esthétique, mais des dissensions naissent. Certains membres estimaient que l'apparence physique du chien importait peu tant qu'il pouvait accomplir les tâches qui lui étaient assignées avec agilité et endurance. D'autres considéraient que l'apparence physique était plus important, que la beauté ou qu'un minimum de cohérence du type prévalait sur la capacité du chien. Enfin, certains pensaient qu'il était possible d'avoir à la fois la beauté et les aptitudes physiques, affirmant qu'ils ne se contenteraient pas d'autre chose. Incapables de se mettre d'accord, le club est dissous en 1894.
Cependant, le rêve d'une race très particulière de berger n'est pas mort avec la Phylax Society. Quelques-uns des membres n'ont jamais perdu de vue leur objectif, et un homme en particulier était bien décidé à prendre en main la suite de l'aventure du Berger Allemand.

Max von Stephanitz pose les fondations de la race

Le Capitaine Max Frederic Emile von Stephanitz, né à Dresde en 1864, va alors devenir le véritable père du Berger Allemand grâce à une rigueur dans la sélection qui ne s’est jamais départie durant ses 36 années de conduite de la race.
En 1897, il acquiert en Bavière la ferme de Grafrath et, le 3 avril 1899, au cours d’une exposition à Francfort, il a le coup de foudre pour un jeune chien de troupeau gris et jaune de souche Thuringe, Hector Von Linkshrein, qu’il achète pour 200 marks. Rebaptisé Horand Von Grafrath, il deviendra le premier chien inscrit dans le livre des origines du Berger allemand, le "Zuchtbuch für deutsche Schäferhunde" appelé en abrégé SZ. Horand sera utilisé comme principal étalon, et tous ses descendants sont les ancêtres des bergers allemands d'aujourd'hui. Il produira 53 portées avec 35 femelles différentes, dont 149 descendants ont été enregistrés. Un nombre de chiots qui peut paraître limité mais à cette époque la maladie de Carré dévastait de nombreuses portées, entraînant un faible taux de survie. De plus, de nombreux descendants n'ont jamais été enregistrés. Horand a été accouplé trois fois avec ses propres filles et avec des femelles descendant de Polux, son grand-père. Une pratique qui était alors courante au commencement de l'élevage ou le degré de consanguinité était très élevé pour fixer les caractéristiques souhaitées, et par conséquent, les transmettre aux générations suivantes.
Sa progéniture la plus célèbre sera Hektor von Schwaben (SZ 13), né en 1898 qui engendra 141 descendants de 39 chiennes. On dit que sa mère, Mores von Plieningen (SZ 159), avait un arrière-grand-père croisé avec un loup, mais Von Stephanitz démenti cette rumeur. 

 horan von grafrath marie von grafrath

Horand von Grafrath (SZ 1) et derrière lui Mari von Grafrath (SZ 2)

 

Max von Stephanitz veut imposer un type de berger national. Le 22 avril 1899, un architecte, Hans Abesser, 3 bergers, Friedrich Arnoldt, Friedrich Goymann et Otto Weber, un maire, Philipp Barth, 2 hôteliers Anton Eiselen et Karl Schlenker, 2 industriels Max Feer et Charles Kammerer, un magistrat Arnold Oehler, et les deux initiateurs du projet Max Von Stephanitz et Arthur Meyer créent le Club du Berger Allemand à Stuttgart, le "Verein für deutsche Schäferhunde", appelé en abrégé SV. Max Von Stephanitz en assurera la présidence. Le SV passe rapidement à 60 membres et le premier championnat est organisé la même année.

Le 28 septembre 1899, le premier standard de la race est publié afin de fixer les règlements et les critères de jugement. Von Stephanitz insiste pour que tous les chiens travaillant sur troupeau soient admis d’office, et préfigure alors la ligne de conduite qui sera conservée jusqu’à nos jours, qui veut qu’un Berger allemand soit avant tout un chien de travail. Il écrit: « Est Berger allemand tout chien de berger qui vit en Allemagne et qui, grâce à un exercice constant de ses qualités de chien de berger, atteint la perfection de son corps et de son psychisme, perfection appréciée uniquement sous l’angle de l’utilité. ».

Von Stephanitz accordait peu d'importance à la couleur: « Nos bergers allemands n'ont jamais été élevés en vue d'une couleur particulière, ce qui pour un chien de travail est une considération tout à fait secondaire. ». Greif von Sparwasser, le grand-père maternel d'Horand von Grafath, était un chien de troupeau à robe blanche.

Selon lui, les éleveurs idéaux de bergers allemands sont des familles avec seulement quelques chiens reproducteurs afin de garder un contact rapproché avec chacun et choisir avec soin ceux qui amélioreraient la race. La place du chien au sein de la famille est capitale: « Toutes les merveilleuses qualités que possède un bon chien de berger ne se révéleront que lorsqu'il restera très longtemps dans les mêmes mains, de préférence dès son plus jeune âge où, ayant pris place dans la maison, il partage les joies et les peines de la famille. Il se verra complètement anéanti de corps et d'esprit partout où il ne sera traité que comme une marchandise. »

Dans le même ordre d'idées, Max von Stephanitz ne croyait pas au maintien régulier des chiens dans des chenils, soulignant que cela n'engendrerait pas des chiens agissant aux meilleures de leurs capacités: « Chaque fois que le chien est gardé dans un chenil fermé, non seulement il dégénérera physiquement, mais dépérira également mentalement. »

Max Von Stephanitz poussera les propriétaires et éleveurs à utiliser cette race en multipliant les concours de chiens de troupeau. Les résultats exceptionnels au dressage des chiens de berger belges dans les services de sécurité en Belgique incite l'administration de la police allemande à organiser des essais similaires. Le SV se met alors à la disposition de l'administration avec son expérience, ses moyens et ses chiens et publie, en 1902, un ensemble de règlements pour l'utilisation et la formation des chiens policiers. Les premiers concours de chiens de police sont alors organisés en 1903.
Il voit l'évolution de chien de berger à chien de police comme un développement naturel et bénéfique, il écrit: « Nous devons reconnaitre que nous ne pouvons garder notre race de chien robuste et en bonne santé, que vous soyez éleveur amateur ou simple propriétaire, que lorsque nous leur permettons de travailler. Le SV a imposé cette règle : élever un chien de berger, c'est l'élever pour le travail. Afin de rendre possible cette condition fondamentale aux amis du chien, notamment pour les habitants des villes incapables de faire travailler leurs chiens en troupeaux, le SV a trouvé d'autres façons pour le bénéfice du chien par le biais de travaux militaires et publiques. Après tout, le chien de berger, grâce à son évolution, est particulièrement adapté à ce service, au profit du chien et au profit de la communauté. ».

Le succès de la race ne se dément pas, le SV compte alors 6000 membres en 1912. Le berger allemand gagne rapidement en popularité en Europe, au Royaume-Uni et aux États-Unis. C'est enfin à la France de découvrir le Berger allemand, 4132 chiens arriveront en France au cours du premier semestre 1912. En 1913, Georges Barais, un industriel du textile, créé le club du berger d’Alsace puis, en 1920, la SCBA Société du Chien de Berger d’Alsace qui deviendra en 1922 la Société du Chien de Berger Allemand.
La première guerre mondiale va mettre à rude épreuve de nombreux bergers allemands qui démontreront la valeur exceptionnelle du chien en temps de guerre, et bâtiront la légende de la race au prix de leur vie.
Le Berger Allemand chien de guerre

Naissance du Berger allemand moderne

Après la guerre, le Berger allemand, qui a fait preuve de ses innombrables qualités est très demandé. Les éleveurs le produisent en nombre pour satisfaire aussi bien leurs concitoyens que les pays étrangers de plus en plus passionnés par la race. Il s'en suit un éloignement du type, avec des chiens de plus en plus grands, hauts sur pattes et parfois au caractère douteux.
Pour prévenir ces excès est créé en 1922 le Körbuch, Livre de sélection qui complète le Livre des origines, afin de préserver les qualités de caractère à l'origine du succès de la race. Seuls les sujets aptes à la reproduction y étaient enregistrés après examen par un juge. Le SV compte alors plus de 40.000 membres, un nombre exceptionnel pour l'époque. 

 

fondateurs sv

Pour le 25ème anniversaire du Club du Berger Allemand à Hanovre en 1924, 4 des 12 membres fondateurs sont présents.
De gauche à droite: Friedrich Arnoldt, Max von Stephanitz, Friedrich Goymann, Otto Weber.

 

Max von Stephanitz est particulièrement vigilant concernant le choix des reproducteurs. Avec une tendance croissante aux spécimens surdimensionnés, il estime que la race prend un mauvais tournant. Ainsi au championnat de 1925, il donne le titre à un chien différent de la norme jusque-là appréciée, Klodo Vom Boxberg. Klodo est un chien gris et feu de taille moyenne, mais puissant et équilibré. Il impressionne par sa structure anatomique lui conférant une démarche gracieuse et élégante, et marque le début d'une ère nouvelle, qui voit apparaître des chiens beaucoup moins rustiques et dotés d'une harmonie physique moderne. Son impact sur la race du berger allemand est toujours manifeste de nos jours. Klodo vom Boxberg était déjà connu pour avoir été sacré champion Tchécoslovaque en 1923.
Cette même année le berger allemand devient la race la plus populaire aux États-Unis, en partie grâce aux exploits héroïques de la star de cinéma Rintintin.
 

Klodo vom Boxberg

Klodo Vom Boxberg (SZ 135239)

 

Dans les années 30, plusieurs membres éminents du parti nazi s'impliquent activement dans le club du berger allemand, jusqu'à en prendre le contrôle. Ils prônent alors le désir de produire des chiens pour leur apparence physique et non pour leurs capacités, une philosophie à l'antithèse de tout ce que pour quoi Max von Stephanitz avait travaillé.
Toutes sortes de maux sont attribués au gène de la couleur blanche par les nazis et les bergers allemands blancs deviennent indésirables, les accusant à tort d'avoir des tares affectant la pureté de la race et des gênes déformant la couleur des bergers allemands foncés. Des croyances enracinées qui demeureront encore longtemps après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils finiront par écarter la couleur blanche du standard en 1933, et les chiots blancs seront éliminés des portées. 
Des fonctionnaires sans compétences particulières sont nommés par Hitler pour inspecter les chenils privés. Pressés d'évaluer les chiens, leurs décisions étaient souvent impulsives et sans fondement. Ceux qui ne correspondaient pas aux idéaux nazis du moment étaient abattus à vue.
Menacé pour ne pas vouloir se plier aux diktats des nazis, Max von Stephanitz finit par démissionner en 1935 du club qu'il avait créé 36 ans plus tôt. Il s’éteint l'année suivante, laissant derrière lui un ouvrage de 700 pages consacré au Berger allemand, "Der deutsche Schäferhund in Wort und Bild" (Le Berger Allemand en mots et en images).  Il écrira:  « Faites un effort pour moi : assurez-vous que mon chien de berger reste un chien de travail, car j'ai lutté toute ma vie pour atteindre cet objectif. » 

 

max von stephanitz 1930

En 1930 au Morris & Essex dog show organisé sur le domaine de Geraldine Rockefeller Dodge,
Von Stephanitz est invité à juger les chiens. Sa présence attirera une foule d'amateurs de la race.

 

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939 produira un ralentissement considérable dans l'élevage de la race. De nombreux propriétaires se retrouvent à servir dans l'armée allemande qui réquisitionne les meilleurs chiens disponibles, réduisant le cheptel reproducteur. Dans les dernières phases de la guerre en Allemagne, beaucoup de reproducteurs de valeur sont perdus, morts inutilement dans les dernières semaines et les derniers jours de la guerre lors de la déroute des forces allemandes.

En avril 1946 le Dr.Kurt Roesebeck accède à la présidence du SV à la place de Caspar Katzmair en place depuis 1936, les autorités américaines lui demande de réorganiser toutes les activités du SV. 1 président est nommé pour chacune des quatre puissances alliées occupant l'Allemagne, chacun travaillera sous la supervision de Roesebeck afin de rebâtir la race. Les expositions reprennent dès la même année.
Malgré les difficultés rencontrées pour élever des chiens dans l'après-guerre, la popularité de la race s'accroît rapidement en Allemagne et les inscriptions de bergers allemands au SZ passent de 3000 en 1945 à 51000 en 1949. Durant cette même période peu de chiens seront exportés, l'Allemagne étant occupée à reconstruire son propre cheptel.
Ailleurs, en raison du ressentiment anti-allemand de l'époque, le Berger allemand provoque la méfiance et cesse d'intéresser les acheteurs étrangers, particulièrement les Anglais et les Américains. Ce n'est que dans les années cinquante que la race recommence à se développer.
Les successeurs de Von Stephanitz tirant les enseignements du passé, poursuivent son œuvre dans le même esprit. Il peut d’ailleurs être considéré que l’histoire moderne du Berger Allemand commence avec le Championnat d’Allemagne de 1951 et la consécration d’un sujet qui marque fortement l’évolution physique de la race: Rolf vom Osnabrücker Land, chien très typé se caractérisant par des innovations morphologiques, au niveau de la puissance, du cou notamment, et de l’épaule. Un pas dans l’évolution de la race est franchi. 
En 1955 le Dr.Werner Funk, juge et éleveur respecté, prend la tête du SV dont il est membre depuis 1923.
Le 1er janvier 1961 fête le millionième berger allemand enregistré au SZ. Un autre évènement important de cette décénnie est la fondation à Augsbourg de l'Union européenne des clubs du chien de Berger Allemand (EUSV) le 16 mai 1968, réunissant 11 nations afin de renforcer la coopération internationale et assurer une homogénéité de la race.

 rolf vom osnabrucker land

Rolf Vom Osnabrücker Land 1951 (SZ 640721)

 

Le Dr.Rummel succède à Funk en 1971 et l'Union mondiale des associations du chien de Berger Allemand (WUSV) voit le jour en 1974, mais le SV jouera toujours un rôle prépondérant dans la direction que doit prendre l'avenir de la race. Rummel en formulera ainsi les objectifs: « Un standard de race unifié, l'harmonisation des points de vue et de l'évaluation de l'élevage et des aptitudes des bergers allemands, la clarification des questions en suspens relatives à l'élevage et à l'éducation, à l'entretien et à la lutte contre les maladies héréditaires. ».
Un second tournant a lieu dans les années soixante-dix, avec l’apparition de la silhouette au dos descendant, qui lui procure une allure plus rasante ainsi que, dit-on, plus d’aisance et d’endurance dans le trot. Cela est possible grâce à la participation de trois importants reproducteurs, très différents mais complémentaires: Quanto von der Wienerau, considéré comme le meilleur étalon de sa génération, Canto von der Wienerau et Mutz von der Pelztierfarm. Leurs descendances croisées fixent les caractéristiques morphologiques du Berger Allemand d'aujourd'hui.

La fin des années soixante-dix est marquée par la seule descendance de ces trois grands étalons, et il faut attendre la moitié des années quatre-vingt pour avoir de nouveau une grande révolution: l'arrivée de deux fils de Palme vom Wildsteiger Land qui restera dans l'histoire du berger allemand comme l'une des femelles les plus influentes, Uran vom Wilsteiger Land et Quando von Arminius, qui domineront cette période et seront les seuls à l’origine de la race actuelle.
En 1982 Hermann Martin devient président du SV, suivi de Peter Messler en 1994 puis Wolfgang Henke en 2002. Le 1er janvier 2011, le standard de la race est modifié avec la reconnaissance du berger allemand à poil long.

• Galerie photos des champions Berger Allemand de 1899 à 2014

Consulter le pedigree de son berger allemand et ses ancêtres sur cinq générations

 

Palme vom Wildsteiger Land

Palme vom Wildsteiger Land (SZ 1478659)

 

 quando von arminius

Quando von arminius (SZ 1547134)

 

Quanto von der Wienerau (SZ 1133695) 

Sources :
A.Dupont, P.de Wailly, "Le Berger Allemand".
G.Teich Alasia, "Le Berger Allemand".
F.Fiorone, "Le Berger Allemand".
J.Ortega, "Le Berger Allemand".
Resi Gerritsen, Ruud Haak, "The German Shepherd Dog".