Bâillonnée, ensanglantée et abandonnée par la justice : Le calvaire de Dakota, victime d’un couple de bourreaux.

C’est une image que personne ne devrait jamais avoir à effacer de sa mémoire. Celle d’une jeune bergère allemande, Dakota, s’effondrant sur un trottoir brûlant de Niagara Falls, au Canada, en plein mois de juillet. Elle ne fuyait pas seulement la chaleur ; elle fuyait l’enfer.

Ce n’est pas seulement l’histoire d’un fait divers tragique. C’est le récit d’une faillite collective, où un couple a pu agir en toute impunité malgré les cris d'alarme, sous l'œil passif d'un système de protection animale totalement brisé en Ontario.

Un supplice en pleine rue

Le jour de sa mort, Dakota a été aperçue courant désespérément entre les voitures. Derrière elle, un vacarme de métal : elle traînait des pieds de table en fer, encore attachés à son fil métallique. Plus atroce encore, elle portait une muselière serrée, à travers laquelle dépassait un sac plastique étouffant ses derniers souffles.

Lorsqu'elle s'est finalement écroulée, ses pattes étaient en sang, déchiquetées par la course et le béton. Elle est morte convulsive, sous les yeux de passants impuissants, victime d'un épuisement total et de mauvais traitements qui duraient depuis des mois.

Dans l’antre du "couple de bourreaux"

Derrière les portes closes de l'appartement de Carly et Chris Young, le voisinage vivait un cauchemar par procuration. Les témoignages sont formels : une odeur d'excréments insoutenable envahissait les couloirs, l'urine coulait des balcons, et les hurlements de Dakota se mêlaient aux cris incessants du couple.

Pourtant, malgré les pétitions des locataires et les appels répétés à la police et aux services de protection animale (AWS), rien n'a été fait. Le couple a pu continuer son œuvre de négligence crasse, se cachant derrière des excuses fallacieuses sur les réseaux sociaux après le drame, prétendant que Dakota était "aimée inconditionnellement". Un amour qui l’a conduite à la morgue.

Un système ontarien complice par son inertie

Le cas de Dakota soulève une question brûlante : comment un animal peut-il mourir de cette façon dans une société moderne ? La réponse est politique. L’Ontario, avec ses 16 millions d’habitants, dispose de moins d’inspecteurs de la protection animale que le Manitoba, qui en compte dix fois moins.

Les chiffres font froid dans le dos :

  • 57 % des appels au centre de protection animale sont classés sans suite ni inspection.
  • Seulement 10 % des cas de cruauté grave débouchent sur des accusations.
  • Les autorités se renvoient systématiquement la balle entre la police, les services municipaux et les inspecteurs provinciaux.
La justice pour Dakota : un combat de longue haleine

Il aura fallu une mobilisation citoyenne massive et le travail acharné d’associations comme la Humane Initiative pour que la justice daigne enfin bouger. Des mois après les faits, Carly Young fait enfin face à quatre chefs d’accusation en vertu de la loi PAWS (Provincial Animal Welfare Services). Mais est-ce suffisant ? Alors que ces actes relèvent d'un véritable délit pénal aux yeux du public, la justice ontarienne ne les traite pour l'instant que comme une simple infraction provinciale (une catégorie juridique moins lourde, similaire à une infraction administrative). Dakota est devenue le visage d'un système où la vie d'un être sensible pèse bien peu face à la bureaucratie.

 Signez la pétition JUSTICE POUR DAKOTA ➡️ https://c.org/YLYZ9fs9KC


 Source : Justice for Dakota: How the death of a German shepherd exposed Ontario's broken animal welfare system | The Pointer

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