Les chiens sont eux aussi frappés par la violence de la guerre.

En mai 2025, dans la ville industrielle de Chotska, dans le nord de l’Ukraine, un homme et son fidèle compagnon ont été violemment projetés au sol par une frappe d’origine russe. Sergiy, membre de la Garde nationale, et son chien Ralph, un "chien de combat" au service de l’armée ukrainienne, ont tous deux payé un lourd tribut à la guerre.

Touché à la jambe, Sergiy a vu ses blessures guérir avec le temps. Pour Ralph, en revanche, les séquelles se sont révélées bien plus graves. L’explosion lui a arraché une partie de la mâchoire, le privant de sa capacité à se nourrir et à respirer normalement. Un quotidien devenu un combat permanent pour le berger allemand.

Touchés par son histoire, des "philanthropes" anonymes — comme les appelle l’agence Ukrinform — ont rapidement organisé une collecte de fonds pour offrir une seconde chance à l’animal. Grâce à leur générosité, une opération chirurgicale exceptionnelle a pu être programmée. Les chirurgiens vétérinaires vont reconstruire la mâchoire manquante de Ralph en utilisant une prothèse conçue par impression 3D, une technique de pointe qui permettra de redonner au chien une autonomie complète.

Cette histoire met en lumière une réalité souvent oubliée des conflits modernes : celle des animaux, eux aussi victimes collatérales ou acteurs malgré eux des combats. Dans cette guerre, la souffrance ne choisit pas son camp. En 2024, le sort du berger allemand Balbes, chien militaire russe mort dans d’atroces souffrances après avoir été délibérément visé par un drone ukrainien, nous rappelle avec la même violence que l’horreur du front touche aussi bien les chiens des deux armées, sacrifiés sur l’autel d’un conflit qui les dépasse.

 

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